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➢ Comment choisir son chat?
Vous avez fixé votre choix sur un chat de race,
reste à trouver un chaton conforme à vos désirs.
La méthode "coup de cœur" est toujours envisageable si vous n'avez pas
une idée bien arrêtée du chaton idéal. Il est cependant préférable de
faire un choix raisonné. Dans tous les cas, même si vous cherchez un
chat plus sophistiqué, celui qui représente à vos yeux le nec plus
ultra de la race, il ne faut pas perdre de vue que ce sont le
comportement et la santé qui priment.
À faire :
- Se déplacer pour choisir le bon élevage
- Voir les chats de l'élevage et les conditions de vie
- Voir en premier lieu : santé et comportement de la portée
- Ensuite : caractère et morphologie du chaton
À ne pas faire
:
- Choisir en aveugle
- Acheter sans parler avec l'éleveur
- Acheter "par correspondance" ou "par procuration"
- Aller au plus près ou au plus rapide
- Acheter sur un coup de tête
- Se précipiter sur le vendeur le plus proche par refus de se déplacer
loin de chez soi
- Prendre le premier chaton disponible, même s'il ne correspond pas à
ses désirs
- Se laisser aller à la sensiblerie
- Prendre le chaton le plus chétif
- Prendre un chaton manifestement malade
- Tarder avant de présenter le chaton au vétérinaire
Le choix d'un élevage et d'un
éleveur sérieux
Les conditions dans lesquelles le chaton a été élevé conditionnent
grandement son comportement futur, sans parler de son état de santé
immédiat ! Il faut donc fixer son choix sur un élevage sérieux. Pour
cela, une visite sur place s'impose. Elle permet de voir les conditions
d'élevage et d'observer le comportement et l'état général de la plupart
des chats de la maisonnée.
L'opportunité de voir toute la famille de votre futur chaton
Lors de votre visite de l'élevage (qui peut tout aussi bien être
l'appartement de votre voisin qu'un local spécifique), l'éleveur vous
montrera volontiers les parents du chaton. Comme souvent le père n'est
pas sur place, vous le verrez certainement en photo car l'éleveur est
en général très fier de l'étalon qu'il a choisi pour sa chatte.
L'éleveur résiste rarement au plaisir de vous présenter tous ses chats
qu'il considère comme son oeuvre. Par contre, vous ne verrez pas les
chattes avec des nouveau-nés, pour des questions d'hygiène. Dans tous
les cas, l'éleveur sérieux ne se formalisera pas si vous demandez à
voir les adultes de l'élevage. Posez lui des questions, il se fera un
plaisir d'y répondre tant que la visite ne tourne pas à l'inquisition !
D'ailleurs, de son côté, l'éleveur va aussi vous poser tout un ensemble
de questions.
L'occasion de constater
comment sont élevés les chatons
Regardez les locaux : il peut s'agir d'un local spécialisé pour
l'élevage, ou d'un appartement mais dans tous les cas, ils doivent
permettre au chaton de "s'épanouir".
Les chats vivent-ils en compagnie d'humains, sont-ils en nombre
raisonnable (sans surpopulation), les lieux sont-ils propres, bien
éclairés, peut-on y rester sans se pincer le nez, respirent-ils la
propreté ?
Les chatons sont-ils habitués au contact des hommes, sont-ils bien
socialisés ?
Le choix du chaton de ses rêves
Deux éléments principaux et d'égale importance doivent dicter votre
choix, chat de race ou pas d'ailleurs :
L'état de santé : prendre un chaton malade en voulant faire une bonne
action ou en pensant le soigner rapidement est un mauvais calcul. Cela
peut vous coûter cher pendant des mois ou des années, vous risquez même
de perdre le chaton.
Le comportement : un chaton présentant des troubles du comportement
n'est pas toujours "récupérable" et vous risquez d'aller de déception
en déception.
Puis le caractère et la morphologie, en fonction de vos attentes
personnelles cette fois !
Première impression générale :
un chaton en forme
L'état de santé apparent
Pas besoin d'être vétérinaire pour voir si le chaton a le nez qui
coule, les yeux qui larmoient, les fesses souillées par la diarrhée, un
abdomen ballonné ou une maigreur excessive.
Un chaton chétif est certes attendrissant, mais on ne doit pas choisir
un chat par pitié : il vaut mieux réfléchir avant que se plaindre
après... Autant prendre un chaton tonique, au poil brillant, aux
oreilles nettes, aux yeux et nez propres, etc.
L'éleveur sérieux ne vous vendra pas un chat malade, il préfèrera le
soigner lui-même et ne vous le confier qu'après guérison.
Dans tous les cas, il est conseillé de montrer son chaton au
vétérinaire le plus vite possible. La plupart des éleveurs vous
conseillent d'ailleurs cette visite : c'est aussi pour eux une
assurance. En effet, le chaton ainsi examiné dans les jours suivants
son arrivée chez vous, verra en quelque sorte son état de bonne santé
confirmé.
Dans la plupart des cas, c'est une simple formalité, qui vous permet de
faire plus ample connaissance avec son futur "pédiatre", dans un
contexte détendu. Le praticien vous donnera également des conseils
médicaux.
Au pire, cela permet de détecter rapidement une maladie et de traiter
précocement ou de dépister une maladie visée par la loi sur les vices
rédhibitoires, une anomalie congénitale ou comportementale grave et de
faire jouer les garanties avant de vous être attaché au chaton.
Le comportement général
Observez bien le comportement de la portée : tous les chatons doivent
être vifs, joueurs, actifs. Les chatons doivent être curieux de tout,
ne doivent pas avoir peur durablement, vous devez pouvoir les toucher.
Bien sûr, si vous faites de grands gestes, saisissez brusquement un
chaton ou si vous êtes exagérément bruyant, tous les chatons, même les
plus téméraires, vont aller se cacher ou risquent de vous griffer.
Mesurez vos gestes, prenez votre temps, les chatons seront plus vite à
l'aise en votre présence.
Choisissez de préférence un chaton qui se laisse manipuler et prendre
dans les bras. Néanmoins, certains chatons initialement timides font
aussi d'excellents compagnons. Il leur faut juste davantage de temps
pour s'habituer à la nouveauté.
➢ Un chaton conforme à vos désirs,
les termes à connaître !
Il faut d'abord s'entendre sur les termes :
Chaton de compagnie
- Pour tout un chacun, c'est un compagnon, un chat destiné à participer
à la vie de famille, généralement castré.
- Pour l'amateur "éclairé", c'est un chat parfaitement conforme au
standard, digne des plus hautes distinctions en exposition, mais qui
doit avant tout être de commerce agréable.
- Du point de vue de l'éleveur, chaton de compagnie signifie le plus
souvent chaton qui s'écarte un peu trop du standard pour pouvoir faire
une brillante carrière en exposition, ou chaton qui présente un défaut
majeur même s'il est splendide par ailleurs (exemple : nez un peu trop
long). Dans son esprit, un tel chat doit être castré afin de ne pas
reproduire et de préserver les qualités de la race, et il ne souhaite
pas le voir sortir en exposition.
Chaton d'élevage
- Pour le particulier, c'est un chat destiné à faire des petits.
- Pour l'éleveur, c'est un bon chat, sans défaut majeur, avec un "bon
pedigree", susceptible de donner naissance à une jolie descendance.
Chaton d'expo
- Pour le particulier, c'est un chaton qui va faire bonne figure en
exposition et ramener des cocardes à la maison.
- Pour l'éleveur, c'est un chaton qui a des chances de devenir un chat
capable de "faire ses titres" jusqu'au bout, c'est-à-dire sans défaut
éliminatoire et avec suffisamment de qualités pour bien représenter sa
race et parfois faire quelques best. Bien entendu, il s'agit là d'un
pari sur l'avenir. Un chaton prometteur à 3 mois ne tient pas toujours
ses promesses et devient parfois un adulte moyen. Il est fréquent et
normal qu'un éleveur ne soit pas catégorique quant à l'évolution de ses
chatons, même s'il connaît bien ses lignées.
Top show
- Pour le particulier, c'est LE champion.
- Pour l'éleveur, c'est un chat d'exception, celui que l'on espère à
chaque portée, celui aussi que tout le monde envie. Bref, la
"merveille", la "bête de podium", un chat qui n'a pas de prix. Quand on
le tient, on le garde pour soi ou on le confie à quelqu'un qui le
mérite. On devine parfois (même souvent) ces chats à la naissance, mais
on n'est sûr de leurs qualités qu'à l'âge adulte.
Alors, quel avenir
destinez-vous à ce chaton ?
- Être uniquement un chat de compagnie, au sens noble
- Faire des petits et perpétuer sa race ? (Attention, l'élevage ne
s'improvise pas et, par ailleurs, la législation est de plus en plus
stricte)
- Participer à des concours ? (C'est un loisir qui demande du temps et
de l'argent)
Pour choisir un chaton
de compagnie
Pour la morphologie et la couleur, vous pouvez vous fier à vos propres
critères puisque le chat doit vous plaire à vous en priorité,
indépendamment du goût des juges. L'achat d'un chat de race vous
garantit d'avoir un chaton globalement conforme au standard, même s'il
y fait parfois quelques entorses !
Concernant le caractère du chaton, l'éleveur est souvent de bon conseil.
Pour choisir un chaton d'expo
(ou d'élevage)
Il faut connaître le standard, savoir le lire, et avoir une idée
précise de ce qu'on veut : le standard laisse à chacun une certaine
latitude d'interprétation. Un "chat d'expo" ne s'achète pas sur
catalogue, ce n'est pas un produit manufacturé.
Il n'y a rien de plus énervant pour un éleveur que de se voir demander
"un chat d'expo s'il vous plaît" par une personne qui n'a qu'une vague
idée de la race et veut seulement "se payer le haut de gamme" sans
avoir la "culture" qui lui permettrait d'apprécier pleinement l'œuvre
d'art qu'elle aurait achetée.
➢ Élevage Familial, ça veut dire
quoi ?
Dans notre élevage familial, les chatons grandissent dès leur naissance
dans un environnement qui sera le leur chez leurs futurs acquéreurs.
Cela favorise une excellente socialisation et un parfait épanouissement
(à comparer avec le chaton qui grandit dans une structure spécifique,
en box, sera manipulé 30 minutes par jour, n'entendra jamais le son
d'un téléviseur ou d'un appareil ménager, et quittera sa fratrie à 8
semaines, lorsque sa socialisation nécessiterait 4 semaines
supplémentaires auprès de sa mère et de sa fratrie). Les chatons élevés
chez nous partent à partir de l'âge de 3 mois. Ils sont non seulement
parfaitement socialisés mais, en plus, complètement vaccinés
(primo-vaccination à 2 mois + rappel à 3 mois).
Notre élevage n'est pas professionnalisé. C'est-à-dire que nous ne
vivons pas de cette activité. Il s'agit pour nous d'un loisir, exercé
uniquement par passion, amour des chats et tout particulièrement d'une
race féline à laquelle nous nous consacrons. Nous avons tous deux une
activité professionnelle autre, qui nous permet de vivre et d'assumer
l'entretien de notre chatterie (vétérinaire, nourriture, expos,
acquisition des reproducteurs). Car c'est une passion coûteuse.
Nos chats vivent avec nous dans notre habitation, en liberté (à
l'exception parfois des étalons qu'il faut isoler un minimum lors de
certaines périodes, pour éviter les saillies accidentelles). Les chats
vivent donc en famille, s'y épanouissent, sont choyés. Leurs chatons
sont élevés de la même manière et nous choisissons soigneusement leurs
futures familles. Nous ne poussons pas à la vente (nous en refusons
même au besoin), l'élevage n'étant pas notre gagne pain.
L'élevage félin familial est à la portée d'un grand nombre de gens, et
il est tentant, lorsqu'on possède une chatte de race, de vouloir lui
faire faire des chatons, pour le plaisir du pouponnage.
Si c'était aussi simple...
Tout d'abord, il ne faut pas perdre de vue qu'un chat est un être
vivant, et il ne faut donc pas jouer avec sa santé. La reproduction
féline ne s'improvise pas et les erreurs arrivent très vite. Or, le
problème, c'est que les erreurs humaines sont payées par les chats, qui
en sont les premières victimes...
➢ Comment devient-on vraiment
éleveur ?
La première motivation est l'amour et l'attirance très forte qui se
transforment en passion, qui nous poussent vers une race féline en
particulier. Pourquoi cette race plutôt qu'une autre, ça ne se discute
pas. On commence souvent par avoir acheté un chat de race pour la
compagnie. Rapidement, on se met à dévorer tout ce qui a trait à cette
race, et l'on découvre que l'on a envie d'aller plus loin.
C'est là que les choses se compliquent. Souvent le chat acheté à
l'origine est de compagnie. C'est-à-dire qu'il ne possède pas
suffisamment de qualités morphologiques exigées par le standard de la
race qu'il pourrait transmettre à ses chatons. Cela n'en fait pas un
chat laid pour autant, bien au contraire, et nul n'irait le confondre
avec un chat de gouttière. Seulement voilà, si l'on veut faire naître
des chatons de race, il y a une règle à respecter : la conformité au
standard. Il faut donc faire de l'élevage avec des chats de qualité «
reproduction » ou « exposition ».
Le chat de race parfait (c'est-à-dire conforme en tout point à son
standard) est très rare. L'objectif, le challenge pour l'éleveur, est
de faire naître un jour ce chat parfait. Pour cela, il va faire naître
des chatons dans le cadre d'un programme d'élevage judicieux, non dans
l'objectif d'en faire un commerce en les vendant, mais dans celui de
créer ses propres lignées, en gardant les plus beaux chatons de ses
portées, chatons qu'il fera ensuite reproduire, dans le cadre de
mariages sélectionnés, dans l'objectif d'obtenir, un jour, le chat
parfait dans la race qu'il élève, issu de son travail et de ses efforts.
Cela n'arrive pas du jour au lendemain, cela peut même ne jamais
arriver. On désigne cet objectif par « amélioration de race ».
L'éleveur doit tendre vers la perfection car il n'est pas un marchand
de chats ou un simple « naisseur ».
L'amélioration de la race vise à faire naître non seulement des chatons
conformes à leur standard, mais également et surtout en bonne santé et
sans tares génétiques (il existe, comme chez les humains, des maladies
génétiques, qu'il faut éliminer) et aussi, parfaitement équilibrés (le
chat de race ne doit jamais être agressif !).
➢ L'élevage, ça coûte cher ?
Et bien oui ! Espérer en vivre est illusoire. Penser faire des
bénéfices l'est presque autant.
L'achat des reproducteurs est coûteux. Un beau chinchilla pour la
reproduction, coûte au minimum 1000 euros. Certains persans importés des
USA ont coûté à leur propriétaire parfois 3000 dollars !
Trouver un beau reproducteur nécessite du temps. On n'achète pas au
hasard. Il faut connaître le standard, et souvent, convaincre l'éleveur
de vous faire confiance. On peut chercher et négocier l'acquisition de
ses premiers chats pendant des mois ! Parfois en anglais (si l'on pense
avoir trouvé son bonheur à l'étranger) et il faudra ajouter le coût des
transports.
Il y a ensuite la nourriture. Un persan par exemple consomme environ
800 grammes de croquettes par semaine... cela donne une petite idée du
budget croquettes...
Il y a aussi les expos, qui permettent de prendre des contacts avec
d'autres éleveurs, de montrer ses chats au public, d'avoir parfois
l'avis du juge (utile pour un débutant), qui peuvent constituer un
nouveau pôle de dépenses assez élevé.
Les chats qui vivent en communauté ont plus souvent des petits
problèmes vétérinaires que les chats qui vivent seuls, ce qui
nécessite des soins qui ne sont pas gratuits. L'éleveur est obligé de
réagir très vite, donc, coûts vétérinaires qui peuvent grimper vite.
Le 2ème gros pôle de dépenses, après l'achat des reproducteurs, est
l'élevage des chatons, la préparation de leur arrivée, ...
Lorsqu'une naissance est prévue, on doit faire des provisions de lait
maternisé et de colostrum, de compresses, d'alèses, de désinfectants,
... Il faut acheter une nourriture spécifique pour la mère et les
chatons au sevrage (plus onéreuse).
Si la mise bas se déroule mal, il faudra payer la césarienne (qui est
une opération coûteuse). Quand les chatons commencent à aller à la
litière et manger des croquettes, le budget litière et croquettes
explose. Et il n'est pas rare que les chatons tombent malades. Un
courant d'air et ils s'enrhument, et ne parlons pas des diarrhées,
fréquentes au sevrage.
Ensuite, il faudra vacciner et vermifuger les chatons, et les
identifier par puce. Certains éleveurs stérilisent les chatons vendus
en compagnie (à rajouter au coût des vaccins et de
l'identification).... Et tant qu'ils ne sont pas vendus, ils restent à
la charge de l'éleveur et occasionnent des dépenses.
Si l'on additionne donc l'achat des reproducteurs, l'entretien et les
soins vétérinaires des adultes et des chatons, l'achat de matériel
d'élevage, les frais pour les expositions, ... le bénéfice sera maigre,
et nul s'il survient un problème vétérinaire.
Quand (maigre) bénéfice il y a, le tout sera complètement englouti dans
l'achat de nouveaux reproducteurs, de nourriture, de nouveau matériel,
de jeux, arbres à chats, ... Heureux sont les éleveurs dont la
chatterie s'auto finance. La plupart du temps, il est nécessaire de
piocher dans le budget du foyer (d'où la nécessité d'avoir un travail
rémunéré à côté).
L'élevage familial félin est donc une passion ouverte à tous pour peu
qu'on ne se lance pas dans cette activité sans préparation, sans avoir
pris soin d'acquérir des connaissances félinotechniques, d'avoir
effectué des recherches sur les lignées de la race que l'on souhaite
élever, et d'en connaître le standard pour établir un programme
d'élevage et définir des objectifs, avec impérativement pour premier
objectif, l'intérêt de la race, indissociable du respect et du
bien-être de ses chats.
L'élevage familial félin est donc une activité qui se pratique avec
passion, à titre amateur, à but non lucratif, mais avec
professionnalisme.
➢ La socialisation du chaton
Ou pourquoi on ne laisse pas partir un chaton avant ses 3 mois
Et oui, si les éleveurs sérieux gardent leurs chatons au moins 3 mois
ce n'est pas pour rien !
Encore l'autre jour j'ai eu une personne au téléphone qui s'offusquait
de ne pas pouvoir avoir un chaton de moins de 3 mois de chez moi.
Et celle-ci d'ajouter "ha non, je
préfère prendre un chaton de 7 semaines ! Comme ça il s'habituera
plus vite à moi et sera plus câlin".
Et oui,
grosse idée reçue que de croire cela ! Que du contraire, un
chaton qui quitte trop tôt sa mère féline n'en sera que plus difficile
plus tard !
Comme pour le chien, la période de
socialisation est capitale pour le comportement futur du chaton.
Pendant les premières semaines de sa vie, il va recevoir des
informations qui conditionneront son comportement. La socialisation
doit être intraspécifique, c'est-à-dire entre animaux de son espèce et
interspécifique, c'est-à-dire avec d'autres espèces comme l'homme ou le
chien.
La socialisation débute vers la 2è semaine du chaton et se poursuit
jusqu'à l'âge de 12 semaines. Une fois né, le contact avec la mère est
très important dans le développement du chaton, afin de lui assurer une
bonne stabilité émotionnelle. De plus, au cours des premières semaines,
la mère a aussi un rôle d'apprentissage car le chaton apprend par
imitation.
Plus le chaton fera d'expériences pendant sa période de socialisation,
plus il saura moduler ses comportements. Il est donc important qu'un
chaton reste auprès de sa mère et ses frères et sœurs pendant toute la
période de socialisation, à savoir au moins 3 mois.
Le jeu est un élément essentiel de la socialisation, en effet, le
chaton apprend au cours des jeux avec sa famille à moduler sa morsure
et à rentrer ses griffes. Si un chaton n'apprend pas que mordre fait
mal (en étant lui-même mordu par ses congénères) alors il risque de
mordre fortement les humains dans ses jeux plus tard. Le jeu est un
élément important du développement de ses neurones et de ses muscles.
Le chaton doit avoir de nombreuses stimulations sensorielles, pour ne
pas avoir peur plus tard des situations nouvelles.
En revanche un chat qui aura été privé de sa mère et de ses frères et
sœurs pendant cette période aura de fortes chances de présenter des
troubles du comportement. Il se vexera rapidement et aura moins de
capacité d'apprentissage qu'un chaton qui a participé à plusieurs jeux
de socialisation. Les problèmes liés à une mauvaise socialisation sont
importants : cela peut aller de la peur, de la phobie, à l'agressivité.
Une fois arrivé chez vous, continuez la socialisation de votre chaton
en lui présentant les personnes de votre entourage, et les autres
animaux, afin qu'il apprenne à les connaître et n'en ait plus peur.
Jouez souvent avec votre chaton afin de renforcer cette socialisation
et les liens qui vous unissent.
Évitez d'utiliser vos mains, vos doigts, vos pieds ou vos vêtements. Il
ne ferait plus la différence une fois adulte entre vos mains et une
proie potentielle. Stimulez-le plutôt avec de nombreux jouets.
L'exploration fait partie du processus d'apprentissage du chaton. Si
votre chaton commence à explorer un territoire que vous voulez lui
interdire, dites-lui un « non » ferme. Vous pouvez aussi attirer son
attention en l'invitant à jouer avec un de ses jouets préférés.
Avoir un chaton bien socialisé vous
permettra de l'éduquer correctement et d'avoir des relations agréables
avec un chat bien dans sa tête !
Alors ayez un peu de patience les trois premiers mois pour son bien et
le vôtre et vous aurez le compagnon le plus agréable et gentil qui soit.
➢ Bien accueillir son chaton chez soi
Avant l'arrivée
Lorsque vous allez réserver votre chaton, apporter un linge, un tissu,
pour qu'il s'imprègne de l'odeur de la portée. Vous pourrez le placer
dans son panier pour qu'il se sente rassuré.
Prenez votre chaton en début de week-end pour avoir le temps de vous en
occuper et qu'il s'habitue à vous.
Demander à la personne qui vous le confie la litière et la nourriture à
laquelle il est habitué afin de continuer de même.
Préparez le matériel (caisse avec litière, gamelles d'eau et de
nourriture, ...).
Mettez hors de portée tout ce qui pourrait être dangereux (fils
électriques, ...).
Installation
La litière doit se trouver dans un endroit calme, peu fréquenté et
éloigné de l'endroit où le chat dort et de l'endroit où il mange.
Une fois le chat arrivé à la maison évitez les cris et laissez-le
tranquille même si vous n'avez qu'une envie : ne plus le quitter et lui
faire plein de caresses. Laissez-le découvrir le nouvel environnement
par lui-même. Montrez-lui sa litière et son eau. Attendez quelques
heures avant de le nourrir. Les premiers jours, si vous avez une grande
maison, limitez son espace à une ou deux pièces et agrandissez-le
progressivement pour qu'il ne se sente pas perdu dans un trop grand
espace.
L'habituer aux enfants
Vos enfants doivent apprendre que le chat n'est pas un jouet, qu'il a
besoin de moment de tranquillité. Ils doivent être patients et ne pas
l'approcher tous en même tant. Montrez-leur comment le tenir pour ne
pas lui faire mal, ... Le chat a besoin de calme. S'il est toute la
journée entouré d'enfants bruyants et turbulents, il peut devenir
peureux et nerveux. Expliquez à vos enfants le développement et les
besoins du chat. Cela peut être une expérience très enrichissante.
Présentation aux autres
animaux
Il est important de faire les présentations assez rapidement car les
autres animaux feront partie de son environnement. S'il ne montre pas
d'intérêts pour vos rongeurs ou vos oiseaux, ce n'est pas la peine de
les présenter car une cohabitation à long terme est souvent difficile
même s'il existe de très belles histoires d'amours entre différentes
espèces. Le chat garde son instinct de chasseur alors mieux vaut les
mettre hors de portée du chat ou dans une pièce différente. Pour ce qui
est des chiens et des autres chats, la présentation doit se faire en
douceur et toujours sous contrôle. Présentez-les sur un terrain neutre
par exemple loin de l'endroit où le chien mange ou l'endroit où
l'ancien chat dort. Ne les forcez pas. Ne délaissez pas vos anciens
animaux au profit du nouveau, ils pourraient se montrer jaloux et se
venger sur le petit nouveau.
Présentation à un chien
1. Assurez-vous que le chien a fait une bonne promenade, qu'il est
calme et a bien mangé, ... Conservez, vous aussi, votre calme.
2. Une personne tient le chien par son collier et une autre a le chat
sur ses genoux.
3. Si le chien est calme, récompensez-le et laissez-le renifler le
chat. Si le chat panique, recommencez le lendemain. Recommencez
plusieurs fois pour qu'ils s'habituent.
4. Vous pouvez ensuite lâcher le chaton tout en tenant le chien. Vous
pouvez tenir le chien en laisse pour plus de sûreté. Ne les laissez
jamais seuls durant les premières semaines.
➢ 10 conseils pour bien soigner son
chaton
Ces conseils pratiques vous expliquent ce qu'il faut savoir, faire ou
ne pas faire, avant d'accueillir votre nouveau compagnon dans votre
foyer !
Certaines personnes sont maîtres de leur chat, tandis que d'autres se
font mener par le bout du nez par le leur ! Dans tous les cas, en
revanche, les amoureux des chats sont tous d'accord sur le fait
qu'accueillir un chaton ou un chat chez soi est une aventure
extraordinaire ! Pour en profiter au mieux, commencez par apprendre les
quelques principes élémentaires ci-dessous quant aux soins à donner à
votre chaton.
Voici comment faire...
La transition vers une nouvelle maison peut se révéler troublante,
voire effrayante pour votre chaton, assurez-vous donc qu'il se sente
aimé et protégé. Ces quelques astuces peuvent vous aider à calmer
l'excitation des premiers jours :
1. Si vous avez choisi un chat de race, assurez-vous de vous tourner
vers un élevage et un éleveur sérieux
(voir "comment bien choisir son chat ?")
2. Choisissez de la nourriture de
première qualité. Une alimentation de qualité est essentielle à
une bonne santé. Assurez une vie longue et saine à votre nouveau chat
en le nourrissant avec des aliments de qualité conçus spécialement pour
ses besoins. Le meilleur pour lui est de continuer à donner la
même marque que l'éleveur d'où provient le chaton.
3. Préparez-vous à l'accueillir. Anticipez
l'arrivée de votre nouveau compagnon à la maison en achetant
toute la nourriture et le matériel nécessaires à ses besoins. Les
éléments de base doivent inclure des écuelles peu profondes, un bac à
litière et de la litière de qualité, une brosse, un peigne métallique,
un gant de toilette, un coupe-ongles, un lit, un grattoir et des jouets.
4. Protégez votre chaton des dangers
de la maison. Les chats sont des explorateurs de nature,
assurez-vous donc d'écarter tout danger présent dans ses nouveaux
quartiers. Veillez à ce que les plantes, surtout les philodendrons et
les scopulicolas qui sont très toxiques, restent hors de sa portée. Ne
lui laissez pas non plus la possibilité de s'approcher des médicaments,
des ficelles, des produits ménagers ou de l'eau de la baignoire et des
toilettes.
5. Présentez-lui votre famille
petit à petit. Votre nouveau chaton doit, si possible, rencontrer les
membres de votre famille l'un après l'autre. Si votre chat a l'air
effrayé au premier abord, laissez-le dans une seule et même pièce
pendant ses premiers jours d'acclimatation.
6. Consultez régulièrement votre vétérinaire.
Les bilans annuels sont essentiels au bien-être des chats.
7. Toilettez souvent votre
chaton. Commencez le toilettage de votre chaton très tôt, de préférence
dès son premier jour chez vous afin qu'il s'habitue à être entre vos
mains et qu'il garde un aspect et une condition optimum.
Brossez et peignez son pelage régulièrement de façon à surveiller
l'éventuelle apparition de nœuds et de boules de poils.
Essuyez ses yeux et l'intérieur de ses oreilles avec un linge humide ou
un morceau de coton quand cela est nécessaire et pour surveiller des
sécrétions excessives qui seraient symptomatiques d'une maladie.
8. Jouez avec lui tous les jours.
Une vie active incluant de l'exercice physique au quotidien, du jeu par
exemple, aide votre chat à rester svelte et en bonne santé. Faites le
courir après des balles, des souris en peluche et des boulettes de
papier que vous lancez, ou suspendez des jouets devant lui pour
l'occuper.
9. Lavez votre chaton. Un bain de
temps en temps aide votre chat à sentir toujours bon et réduit
le risque de desquamation, permettant ainsi de diminuer les réactions
allergiques. Assurez-vous d'utiliser un shampooing pour chats et de le
rincer abondamment, car un résidu de shampooing fera mousser son pelage
lorsqu'il se léchera.
10. Ne lui donnez jamais de
nourriture destinée aux hommes. Évitez de donner ce que vous
mangez à votre chaton, notamment du lait de vache et du chocolat qui
peuvent provoquer des troubles intestinaux et de graves maladies. Il se
peut aussi que le fait d'ajouter des gâteries pour les hommes à son
alimentation quotidienne entraîne une prise de poids excessive.
Maintenant que vous connaissez les règles élémentaires, vous voilà prêt
à accueillir ce nouveau membre dans votre routine familiale.
➢ Le ronronnement : un langage félin
aux propriétés bénéfiques
Parmi les multiples sources de plaisirs que nous procure la compagnie
d'un petit félin domestique, on trouve son aptitude à ronronner. Ce
langage si particulier qu'utilisent les chats est en effet connu pour
avoir, sur nous humains, un effet apaisant.
Origine mystérieuse d'un bruit
bien connu
Bien avant qu'il ne sache marcher, voir et entendre, le chaton est
capable de ronronner. En effet, dès le deuxième jour suivant sa
naissance, il utilise ce moyen de communication afin de converser avec
sa mère. Celle-ci ronronne à son tour pour lui signifier qu'il est en
sécurité. Pendant le reste de sa vie, le chat continue de ronronner
dans des situations très diverses. L'origine de ce bruit si particulier
et propre aux félins demeure mystérieuse, malgré les diverses
recherches menées pour l'élucider. Si des vibrations du larynx ou du
diaphragme provoquant un déplacement d'air dans les voies respiratoires
ont été évoquées, une hypothèse plus récente consiste à dire que le
ronronnement serait provoqué par un mouvement turbulent du sang. En
effet, la veine cave est un gros vaisseau acheminant le sang vers le
cœur.
Il semblerait que certaines situations émotionnelles induisent des
mouvements turbulents du sang dans ce gros vaisseau qui, par ailleurs,
ne possède pas un diamètre constant sur toute sa longueur, ceci
amplifiant le phénomène de turbulence. Ce mouvement particulier du sang
se répercuterait dans tout l'organisme du chat sous la forme de
vibrations. Le ronronnement proviendrait alors de ces vibrations
amplifiées au niveau des voies respiratoires et des sinus du chat.
Le ronronnement : un
témoin du plaisir mais aussi du stress !
Les chatons ronronnent pour communiquer leur bien-être à leur mère
ainsi que le bon déroulement de leur tétée. Ils sont à leur tour
informés qu'ils sont en sécurité lorsqu'elle adopte le même
comportement. Lorsqu'il grandit, le chat continue à ronronner afin
d'exprimer des émotions très diverses à ses congénères mais aussi à ses
propriétaires. Ainsi, il ronronne dans des situations de bien-être et
d'apaisement ou lorsqu'il déguste un bon repas. À l'inverse, les félins
ronronnent aussi lorsqu'ils ont peur, lorsqu'ils souffrent ou parfois
lors de leur agonie. Bien que la raison de ce ronronnement « de stress
» soit inconnue, une interprétation de ce comportement pourrait être le
besoin de s'auto-rassurer dans une situation de stress intense. Enfin,
le ronronnement ferait également partie d'une attitude de soumission
afin de désamorcer un conflit ou d'exprimer un état d'esprit pacifique.
Une boule de poil
qui ronronne pour combattre le stress
D'après certaines études, il semblerait que le ronronnement du chat
soit bénéfique pour sa santé. Ceci serait vrai notamment au niveau des
os, car les ondes de basse fréquence produites par les vibrations
seraient capables de favoriser les guérisons lors de fractures par
exemple. Pour nous également, le ronronnement de notre petite boule de
poil lovée dans nos bras exerce un effet apaisant et permet de se
relaxer et de se détendre devant cette expression originale du
bien-être.
➢ Le chat, un rêveur assoiffé de
sommeil
Le chat est un inconditionnel de la sieste : quand il ne chasse pas ou
ne se lave pas, il dort !
De plus, c'est l'animal qui possède la plus grande part de sommeil
paradoxal durant laquelle il rêve certainement de chasse, de jeux et
câlins avec ses maîtres adorés !
Un dormeur assidu
16 heures : c'est en moyenne la durée consacrée au sommeil par nos
chats au cours d'une journée ! En comparaison, nous, humains, dormons
en moyenne 7 à 8 heures par jour et même les plus avides de sommeil ne
passent que 9 à 10 heures par jour dans les bras de Morphée ! De plus,
si nous concentrons en général nos heures de sommeil pendant la nuit,
le chat étale normalement ses périodes de repos en dormant ou somnolant
pendant plusieurs périodes du jour et de la nuit. Néanmoins, lorsqu'il
vit à nos côtés, il s'adapte à notre mode de vie et dort beaucoup plus
la nuit que le jour. En outre, parmi la population féline, les animaux
ayant le plus besoin de dormir sont les chatons et les chats seniors.
Enfin, à l'instar des nombreuses heures pendant lesquelles il se
repose, le chat possède également tout un panel de positions lors de
son sommeil : roulé en boule, installé en sphinx ou étendu de tout son
long, il adopte préférentiellement l'une ou l'autre position en
fonction notamment de la température extérieure ou de la nature de son
sommeil. Un sommeil profond accompagné d'un relâchement musculaire
intense se traduira en général par une position étendue sur le côté
alors que lors d'une petite sieste, le chat se tiendra volontiers en
sphinx.
Rêves de chats...
Avez-vous déjà observé votre petit félin pendant son sommeil ? Si oui,
vous avez certainement assisté à une phase de sommeil pendant laquelle
ses oreilles et ses moustaches bougent rapidement ou encore le bout de
ses pattes ou de sa queue ont des petits sursauts. Cette phase du
sommeil appelée « sommeil paradoxal » est vraisemblablement la période
pendant laquelle les animaux font la plupart de leurs rêves. De façon
cyclique, ces périodes sont entrecoupées d'un sommeil dit « lent »
pendant lequel l'animal change parfois de position mais sans avoir ces
petits mouvements caractéristiques décrits plus haut. Parmi tous les
animaux, le chat est celui dont le sommeil est le plus riche en phases
« paradoxales » : il rêve près de 3 heures par jour (contre 1 heure et demi
en moyenne pour les humains), soit environ 25% de sa période de sommeil
quotidienne !
La santé passe aussi par le
sommeil !
Pouvoir dormir tranquillement est vital pour le chat, comme pour tous
les autres animaux. Votre ami compte donc sur vous pour que de petits
endroits calmes, confortables, chauds et peu lumineux lui soient
réservés dans la maison, afin qu'il puisse s'adonner en toute quiétude
à son passe-temps favori. Ceci est d'autant plus important que des
études ont montré que des chats privés de sommeil paradoxal pendant
quelques semaines souffrent de graves troubles de la santé et peuvent
mourir des suites de cette carence en rêves et en repos.
➢ L'âge de votre chat
Chat : Age humain :
3 mois 6 ans
6 mois 10 ans
1 an 16 ans
2 ans 24 ans
3 ans 28 ans
4 ans 32 ans
5 ans 36 ans
6 ans 40 ans
7 ans 45 ans
8 ans 48 ans
9 ans 52 ans
10 ans 56 ans
11 ans 60 ans
12 ans 64 ans
13 ans 68 ans
14 ans 72 ans
15 ans 77 ans
16 ans 80 ans
17 ans 85 ans
18 ans 88 ans
19 ans 93 ans
20 ans 99 ans
21 ans 105 ans
22 ans 108 ans
➢ Déclaration Universelle des Droits
de l'Animal
Préambule
Considérant que la Vie est une, tous les êtres vivants ayant une
origine commune et s'étant différenciés au cours de l'évolution des
espèces, Considérant que tout être vivant possède des droits naturels
et que tout animal doté d'un système nerveux possède des droits
particuliers, Considérant que le mépris, voire la simple méconnaissance
de ces droits naturels provoquent de graves atteintes à la Nature et
conduisent l'homme à commettre des crimes envers les animaux,
Considérant que la coexistence des espèces dans le monde implique la
reconnaissance par l'espèce humaine du droit à l'existence des autres
espèces animales, Considérant que le respect des animaux par l'homme
est inséparable du respect des hommes entre eux, il est proclamé ce qui
suit :
Article
premier- Tous les animaux ont des droits égaux à l'existence
dans le cadre des équilibres biologiques. Cette égalité n'occulte pas
la diversité des espèces et des individus.
Article 2-
Toute vie animale a droit au respect.
Article 3 1-
Aucun animal ne doit être soumis à de mauvais traitements ou à des
actes cruels. 2- Si la mise à mort d'un animal est nécessaire, elle
doit être instantanée, indolore et non génératrice d'angoisse. 3-
L'animal mort doit être traité avec décence.
Article 4 1-
L'animal sauvage a le droit de vivre libre dans son milieu naturel, et
de s'y reproduire. 2- La privation prolongée de sa liberté, la chasse
et la pêche de loisir, ainsi que toute utilisation de l'animal sauvage
à d'autres fins que vitales, sont contraires à ce droit.
Article 5 1-
L'animal que l'homme tient sous sa dépendance a droit à un entretien et
à des soins attentifs. 2- Il ne doit en aucun cas être abandonné, ou
mis à mort de manière injustifiée. 3- Toutes les formes d'élevage et
d'utilisation de l'animal doivent respecter la physiologie et le
comportement propres à l'espèce. 4- Les exhibitions, les spectacles,
les films utilisant des animaux doivent aussi respecter leur dignité et
ne comporter aucune violence.
Article 6 1-
L'expérimentation sur l'animal impliquant une souffrance physique ou
psychique viole les droits de l'animal. 2- Les méthodes de remplacement
doivent être développées et systématiquement mises en œuvre.
Article 7-
Tout acte impliquant sans nécessité la mort d'un animal et toute
décision conduisant à un tel acte constituent un crime contre la vie.
Article 8 1-
Tout acte compromettant la survie d'une espèce sauvage, et toute
décision conduisant à un tel acte constituent un génocide, c'est à dire
un crime contre l'espèce. 2- Le massacre des animaux sauvages, la
pollution et la destruction des biotopes sont des génocides.
Article 9 1-
La personnalité juridique de l'animal et ses droits doivent être
reconnus par la loi. 2- La défense et la sauvegarde de l'animal doivent
avoir des représentants au sein des organismes gouvernementaux.
Article 10- L'éducation et l'instruction
publique doivent conduire l'homme, dès son enfance, à observer, à
comprendre, et à respecter les animaux.
La Déclaration Universelle des Droits de l'Animal a été proclamée
solennellement à Paris, le 15 octobre 1978, à la Maison de l'Unesco.
Son texte révisé par la Ligue Internationale des Droits de l'Animal en
1989, a été rendu public en 1990.
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